Friday, July 13, 2007

les lapins, c'est pas facile!

Quand on est soi-même la justification d'un syndrome paranoïaque chez son compagnon, on sait que quoi qu'on fasse, tout ce qu'on aura fait sera retenu contre vous.
J'ai eu beau lui expliquer que j'étais son AMI, que je ne faisais, ne pensais, et ne disais que des choses positives le concernant, j'avais droit au reproche suprême, de surcroît non exprimé: lui me disait qu'il m'aimait et moi pas.
Jamais je n'ai cessé de l'aimer, de le défendre auprès de mes amis qui ne comprenaient pas son côté défensif, agressif, fermé. Si on ne s'interessait pas à lui dans la minute qui suivait une rencontre, il se sentait rejeté. S'interesser aux autres était un effort impossible, dans la mesure où la paranoïa est une guetteuse: elle guette le moment de la persécution, le provoque au besoin, dans une attitude, une réflexion, puis éclate la VÉRIFICATION! "Tu vois, on ne m'a pas parlé, on m'a laissé de côté..."
Comme d'habitude, à l'origine, un problème de perception d'abandon dans l'enfance. Ce matin, j'ai craqué.
Une belle relation de plus d'un an s'achève, avec le goût amer de l'échec de quelque chose dont je suis le fautif. Parce-que, évidemment, il est parti en claquant la porte, emportant toutes ses affaires en moins de trois heures, dans la position de la victime. C'est dur d'être l'éternel bourreau!