Sunday, August 28, 2005

L'AMOUR, C'EST MERVEILLEUX

A quoi ça sert, l'amour? On raconte toujours des histoires insensées... Vous vous souvenez de cette chanson, et des images de Piaf décharnée, recroquevillée et presque chauve, aux côtés de son gigolo de dernier mari, qui lui donne la réplique dans la chanson, sur la scène de Bobino (il me semble). Quand je suis devant mon piano, et que je veux la chanter, les larmes me viennent instantanément, alors que l'interprète que je suis peut dire des paroles beaucoup plus fortes sans se laisser emporter par l'émotion. C'est une des seules chansons qui me fait ça avec "l'affiche rouge" de Léo Ferré.
Ces temps ci, une personne me fait battre le coeur. La première fois qu'on s'est vus, on était foutus, c'est fort et pourtant on ne s'est pas touché... On s'emballe au téléphone, on dit des mots de lendemains, on imagine un bonheur mais on le vit déjà. On se voit cet après midi. Il fait beau, on va aller se balader en moto... J'ai envie de ne rien dire, mais il faut démystifier ces emportements si on veut durer ensemble. Eteindre le feu qui nous embrase.

Monday, August 15, 2005

L'ASPARTAM C'EST CANCERIGENE

Comme au mois d'août tout le monde est parti de la grande ville, ma gargote est fermée, et mes amis de fêtes et de ripailles sont loin d'ici, à se rôtir la couenne au soleil ardent des îles Vazyvazy. J'en ai donc profité pour entamer la révision des cent mille, et passer un mois d'abstinence, sans alcool, sans sucre, et sans gras. Et pour que ça ne ressemble pas à un parcours masochiste, je mets de l'aspartam en poudre dans mon fromage blanc à zéro pour cent, et des sucrettes dans mon café. Et chaque jour, j'entends dire que l'aspartam est cancérigène. Pas "serait", non, "est"! C'est sûr, c'est avéré, ILS ont dû le dire à la télé (je n'en possède pas). Et si on demande à un de ces chimistes l'origine de sa certitude, c'est le blanc intégral. Pas de sources, pas d'arguments, Dalida était un homme et l'aspartam est cancérigène. Ca s'appelle une rumeur. Et les raisons en sont notre culture du péché. Le sucre est par essence associé aux plaisirs -au péché- de la gourmandise. Et nous voilà dans le cycle plaisir/punition. Si tu manges des mets sucrés en quantité, tu deviens obèse, diabétique, ta vie est un enfer est tu l'as mérité parce-que tu n'es pas tempérant. Vous me voyez venir? Tu ne peux pas avoir le plaisir sans la punition, l'aspartam, s'il sucre exactement comme du sucre (et c'est le cas) doit avoir une punition associée. Le cancer est facile à accoler à ce produit. C'est la maladie-punition par excellence, injuste, dont les causes nous échappent la plupart du temps. (Je pense à Colette Besson, hygiène de vie exemplaire, santé parfaite...). Si l'un d'entre vous a une quelconque étude épidémiologique sur l'aspartam menant à ces conclusions, faites m'en part! (Je rappelle que ce blog est interactif, et que vous pouvez laisser vos commentaires).

Friday, August 12, 2005

SUBUTEX C'EST PAS PLUS DE DEUX BOITES

Une pharmacie, dans le centre de Paris, pas loin de la rue Saint Denis, un homme, 30 ans, la tête dans les mains, qui se dandine. Il souffle: "putain, donne, donne! Qu'est-ce qu'elle fait cette conne au téléphone, elle est vraie mon ordonnance!"
Au fond de la boutique, une femme, petite, sèche, la quarantaine achevée, lunettes cerclées sur le nez, téléphone. A la caisse, son époux, sans doute. C'est le mari de la pharmacienne, pas le pharmacien. Mais il deale quand même le shampooing pour cheveux gras et la dernière pilule à 100 euros pour perdre 100 grammes en 100 ans. Je lui demande mon aspirine 500mg, vitaminée C. Il cherche. "C'est chez Oberlin!" lui précisé-je. Il n'a pas. A côté, le client triomphe: "vous voyez, vous voyez, elle est bonne, l'ordonnance!"
"Vous avez la carte vitale?" "Non, mais vous allez faire marcher ça": et il sort des attestations de sa poche. "Le médecin, ça lui allait très bien !" La pharmacienne parcourt la paperasse, et s'emporte: "Vous en avez fait combien, des pharmacies avant de venir ici, au moins quatre?"
Quinze, il dit qu'il en a fait quinze! Et la pharmacienne refuse de lui donner plus de deux boîtes, arguant que la loi l'interdit. Il doit revenir chaque semaine. Et peut-être qu'elle ne sera pas payée, son mari renchérit... Le pauvre homme en manque est à deux doigts de pleurer... Je m'enfuis.

Saturday, July 23, 2005

LE TEXTE, C'EST L'ILE INCONNUE

"Dites, la jeune belle, Où voulez-vous aller? La voile enfle son aile, La brise va souffler! L'aviron est d'ivoire, Le pavillon de moire, Le gouvernail d'or fin; J'ai pour lest une orange, Pour voile une aile d'ange, Pour mousse un séraphin. Dites, la jeune belle, Où voulez-vous aller? Est-ce dans la Baltique, Dans la mer Pacifique, Dans l'île de Java? Ou bien est-ce en Norvège, Cueillir la fleur de neige, Ou la fleur d'Angsoka? Dites, la jeune belle, Où voulez vous aller? "Menez-moi", dit la belle,"À la rive fidèle Où l'on aime toujours." "Cette rive, ma chère, On ne la connaît guère Au pays des amours."Où voulez-vous aller? La brise va souffler!

LES NUITS D'ETE, C'EST BERLIOZ

Il y a encore des habitants de cette terre qui n'ont jamais entendu les Nuits d'Eté de Berlioz. Il est des choses incroyables. "La beauté, docteur, c'est comme la Sainte Vierge, si on la voit pas de temps en temps, le doute s'installe!" Eh bien, là, la beauté est palpable, et je la palpe chaque année, quand il fait bien chaud, que mes voisins ont déserté l'appartement mitoyen et que le silence épais règne dans la nuit bleue de ma banlieue. La fenêtre est ouverte, et le spectre de la rose me parle. Et il y a quelques années, ô, surprise, Anne Sophie von Otter enregistre ces Nuits d'Eté! Je doute d'abord qu'elle puisse détrôner Mady Mesplé, et puis j'écoute... Miracle! Les textes sont mis en avant d'une manière sensible, la beauté est là! Théophile Gautier, qu'on nous faisait ânoner à l'école primaire (j'ai passé la quarantaine), bien oublié maintenant, renaît dans l'écrin de la musique de Berlioz...

Thursday, June 30, 2005

LES HETERO C'EST EFFRAYANT

Essayons d'imaginer un instant les comptes-rendus de la presse si certains des parents tortionnaires des enfants d'Angers (j'entends "pédophile" à la radio!) étaient homosexuels. Ca alimenterait immanquablement le discours sur la perversion de ces affreux invertis, et remettrait pour longtemps en question l'arrêt de la discrimination sur l'adoption. Mais là, tout va bien, c'est "exceptionnel", jamais des parents ne font ça à leurs enfants... Surtout pas les femmes (qui les prostituaient dans ce cas là)! Aucun questionnement sur la sexualité ordinaire et normale de la majorité d'entre nous ... C'est normaaaaaaaal! Tout va bien! C'est moi qui déconne! Pourquoi pas un permis pour avoir le droit de féconder sa partenaire sexuelle, pendant que j'y suis?

Friday, June 17, 2005

LA PUB, C'EST AGACANT

Chez nous, je veux dire, chez mes parents, alors que mes frères et moi étions enfants, nous n'avions pas le téléphone. Personne ne ressentait le besoin de téléphoner à la maison. Celà nous obligeait à être sérieux dans nos plannings respectifs, et si nous n'étions pas rentrés pour l'heure de la soupe, la raison devait en être annoncée à l'avance. Ce qui me permit dès l'âge de neuf ans de tricher sur mes plannings scolaires et extra scolaires, d'une complication extrême tant mes activités étaient multiples: cours de musique, répétitions, théâtre, répétitions encore, mosaïque, modelage, cuisine, dessin, conversation russe, natation, compétitions... Bref, cette absence de téléphone n'a pas empêché le souci que se faisait ma mère de me savoir dehors, mais m'a laissé l'illusion qu'elle ne s'en faisait pas.
Quand est venu l'âge adulte, il ne m'est pas apparu nécessaire de posséder (et de payer) un abonnement au téléphone, et ce n'est que très récemment et à contrecoeur que je me suis doté d'un portable, essentiellement pour être joignable par les personnes de mon travail.
Ce matin, j'avais un message vocal (je suis en vacances, retiré à la campagne pour tourner un film...). Ah, me dis-je qui celà peut-il bien être?
J'entends la voix de Nicolas Hulot dans mon oreille qui essaie de me convaincre de donner de l'argent à sa fondation pour sauver la planète. Il s'avère que, moi aussi, j'ai des idées pour sauver la planète! Mais je n'ai pas pu lui répondre, son numéro n'apparaissait pas!
Immédiatement, j'ai appelé le service (onéreux: 0.46€/mn) commercial de chez BOUYGUES pour faire cesser cette publicité honteuse sur un médium payant. La connasse qui m'a répondu a eu l'air de trouver normal qu'un abonné recoive de tels messages, et n'a rien voulu faire pour moi. Il m'a fallu composer un autre numéro pour essayer de faire cesser ce harcèlement publicitaire.
Dans quel monde vivons-nous? J'ai répandu de l'huile de moteur partout sur la selle de ma moto, parce qu'un bidon entamé doit être fini, sous peine de poisse éternelle... Société de consommation qui fait de la publicité sur des équipements inutiles et polluants pour des fondations qui veulent préserver l'environnement, et qui fabrique des bidons d'huile qu'on est obligé de jeter à moitié pleins...

Tuesday, June 14, 2005

LES PAPAS C'EST PUISSANT

Je me demandais cet après midi, juste avant de mourir (un automobiliste m'a percuté, et je me suis vautré comme une merde sous ma moto qui pèse 185 kg boulevard Sébastopol) comment mon père avait eu envie un jour de mai 1961 de baiser ma mère pour enfanter un pamplemousse. Alors, j'ai regardé les archives. Robert Debré? Pas très bandant; Roger Frey au ministère de l'intérieur... Qui s'en souvient? L'encyclique de Jean XXIII "Mater & Magistra"? Peut-être; mystique, mais pas au point de faire un troisième enfant à ma mère qui n'avait que 20 ans.
Le 16ème congrès du Parti communiste? Je ne suis pas sûr que mon père avait sa carte à ce moment là. Premier américain dans l'espace (Alan Shepard), une envie de s'envoyer en l'air? Peut-être! Ah, un attentat le 19 mai 1961 à Bone (le FLN)... 19 mai, la Saint Yves... On approche! Aurais-je été conçu à la Saint-Yves? Serait-ce l'explication de mon prénom?
Bof, je crois surtout que les seins de ma mère, encore gros du lait de mon frère ont excité mon père, et qu'Yves Montand en voyage aux USA, qui fricotait à l'époque avec Maryline, a inspiré ma mère.
Triste 45°...

Sunday, June 12, 2005

SOUFFLER C'EST PAS JOUER

Masochiste juqu'au bout, j'ai invité hier deux amis qui me connaissent bien à dîner. L'originalité était que ces deux personnes ne s'étaient vues de longtemps, depuis une dizaine d'années où ils avaient travaillé furtivement ensemble, mais fréquenté le même milieu dans une certaine ville de province. Je fus convié quelques minutes durant à une thérapie improvisée, tendant à me faire reconnaître mes blocages et mes douleurs, telle un tribunal de l'inquisition nouvellement formé pour me faire connaître la vraie foi. Ils tombèrent d'accord pour m'affubler de divers défauts de socialisation, mais finirent tout de même leurs assiettes en se léchant les doigts. Comme quoi, ce sont des amis.

Friday, June 10, 2005

LES SUSHIS, C'EST DEGUEULASSE

Nous allions manger en ville avec des amis, indécis comme d'habitude, sur le lieu de nos jouissances alimentaires, et, comme d'habitude, l'un de nous a dit: "on va manger des sushis? Il y en a un nouveau, rue des ***?"
Et moi, immédiatement: "allez-y si vous voulez, mais ce sera sans moi!"
Pourquoi aller payer des fortunes ces pâtés de riz trop cuit avec des lamelles de poisson pas assez (cuit), au risque d'être à la fois au casting des urgences de la Salpêtrière, et interdit bancaire parce-qu'on aura invité la tablée?
Quelle est cette mode qui voit s'ouvrir à la place de chaque bougnat qui ferme ces officines de la malbouffe jaune, et les foules parisiennes s'y précipiter pour s'y ébaubir, à défaut de s'y nourrir?
Pourquoi serais-je obligé de vider mon frigo en rentrant chez moi dans ces soirées éclairées au néon, de resto sushinois, après avoir vidé mon portefeuille et frustré mes papilles?
Pourquoi cette chose inconnue de toute antiquité devient-elle absolument nécessaire? Deux fois, dix fois, je vote non!

LES BONNES FEMMES,C'EST PAS COOL

Je disais l'an dernier à un pote: quitte pas ton boulot à Paris! Tu sais, ta bonne femme, elle te veut juste pour que tu lui fasses un môme, et que tu achètes une maison; après, elle s'en fout!
Mais non, il me répondait, tu te trompes! Et il a quitté son boulot à Paris, est rentré près de chez les parents de sa femme, s'est marié, a acheté une maison, des pantoufles, une cheminée...
Il a échappé au môme; je ne sais pas s'il a pensé à moi en faisant l'amour, toujours est-il qu'il a divorcé, mais sans enfant, trois mois après son mariage, laissant maison et femme en dehors de son univers. Il était fatal qu'à son âge, il ne m'écoutât pas.

Wednesday, June 08, 2005

LES MAMANS C'EST CON

"Mets le papier dans la poubelle... Non, tu ne jettes pas le papier par terre. Tu le ramasses! Tu le mets dans la poubelle! Mais pourquoi faut-il que je répète cent fois la même chose pour que tu obéisses!"
La mère de famille gesticule, comme si elle était sur scène, pour que je l'approuve, comme si j'allais dire à son bambin que oui, sa mère a raison, et tu dois mettre ton papier à la poubelle... Moi, j'attache ma BMW consciencieusement avec l'antivol, j'essaie de ne pas oublier les clés dessus, ni le casque que j'ai posé sur la moto d'à côté; il me faut faire beaucoup d'efforts pour me concentrer, tellement le drame mitoyen fait des efforts pour m'atteindre.
"Donne du gâteau à ta petite soeur! Non, donne lui-en d'abord! Tu sais, elle en mangera un tout petit bout, elle est encore toute petite... Mais toi, tu es un grand garçon!"
Et là, j'ai envie de m'enfuir, je sais ce qui va arriver! Je ne sais pas pourquoi, alors que les petits garçons m'adorent, me mangent des yeux...
L'autre jour, l'un d'eux (6 ans), tire sa mère violemment en me montrant du doigt, et crie, ravi: "Maman, maman,.... un monsieur!!!" J'ai fait un sourire à la mère un peu ébahie, et un tout petit signe au gamin qui ne savait pas qu'on ne montre pas du doigt les personnes qui...
Là, la mère aurait dû comprendre que j'ai une grosse moto, donc, forcément, forte projection des petits mâles... eh ben non! Ca a été:
"Si tu ne donnes pas du gâteau à ta soeur, je te laisse avec le monsieur, il va t'emmener!"
Conne! Pauvre conne! Parce-que je suis gros, vieux, et laid, tu crois que ton enfant me voit comme ça et a peur de moi... Et tu es aussi mal élevée que lui! Je ne te connais pas, et je n'ai pas envie de jouer les Ogres, je jouerai le rôle que j'aurai choisi, ou le rôle que ton môme aura choisi pour moi, comme ces enfants qui viennent faire un tour sur la selle de la grosse moto, qui me gratifient de leur sourire rayonnant, parce-que ça vaut tous les manèges...

Tuesday, June 07, 2005

LA FLOTTE, C'EST MOUILLE

Sans attache et sans port, un bateau sur les flots
Je dérive à tout vent, jouet des éléments.
Mais mon coeur qui devine et jamais ne me ment
A trouvé ton sourire, douceur au fil de l'eau.
Le bonheur du hasard de tous les caps franchis
A fait de moi le fier capitaine de tes guerres;
Au rythme de ton coeur, que rament les galères,
Je ne serai jamais qu'un esclave affranchi.
Tu es l'étoile vive qui guide dans les cieux
Le marin épuisé parmi les océans.
Tu es le doux jardin promis à nos aïeux
Le repos éternel se lit dans tes yeux
Et j'aime y accoster pour y rester toujours
Tu es la fleur du soir, le diamant merveilleux.
Cette chose est en fait un remake corrigé d'une chose affligeante trouvée sur le net. Les métaphores maritimes sont de mon cru. En fait, c'était tellement nul, que je m'étais permis de proposer mon corrigé, et je me suis fait jeter (pour donner une idée, le gars avait fait rimer amour et toujours... En voiture, Simone!)

Monday, June 06, 2005

LE RAISIN, C'EST SEX!

Un pied de vigne tors et grotesque
dans un septembre embrouillardé
là bas très loin dans le Sussex
un jour de grappes a débordé!
Les grains vilains, petits et verts,
acides, juste bons au verjus,
pendaient , de feuilles recouverts,
personne n'aurait voulu leur jus!
Un fier marin venant d'Ecosse
et qui passait sur le chemin
cria: "par Sainte Carabosse,
ces raisins là sont à ma main!"
Il en cueillit un grapillon,
les grains crissèrent sous ses dents,
on aurait dit un papillon
pris de folie, d'un mal ardent!
Il n'eut le temps d'ôter ses braies
déjà le flot quittait son ventre,
les mots ici se font discrets
dans les détails nenni on n'entre.
L' Ecossais tonne, maudit le cep!
L'écho s'étonne, et renchérit.

Allez trouver une rime en "cep"!
Viens, on s'en va, tu viens, chérie?
Non non, restez, j'ai pas fini!

Les grappes tombent et le soleil,
et les chaleurs d'après midi,
font rétrécir ce bout de treille.
Les grains bistrés et racornis
autrefois verts et intouchables,
se sucrent en d'étranges momies,
miel de fruits, douceurs désirables.
Voilà l'histoire du raisin sex,
chose incroyable et veloutée,
qui vit le jour dans le Sussex
dans un septembre embrouillardé.

Le pamplemousse,( historien, titulaire de la chair(e) de pomologie et raisinsexologue lacanien).

MARCHER C'EST MARQUER

Gloire aux putains d'Alexandrie! Elles ont inventé la "marque". Chacune avait, gravé sous la semelle des sandales, un dessin distinctif, qui permettait d'abord de marquer son territoire (elles opéraient près de la plage) sur le sable mouillé, et de signaler sa présence. Un dauphin! C'est Anabelle qui est là ce soir. Elle est noire comme l'ébène, ses seins sont deux pastèques, si lourds, et ses reins à la courbe vertigineuse annoncent le paradis aux hommes qu'elle aborde.
Trois colonnes: c'est la sage Sophie, un peu mûre mais experte, elle saura te consoler de tes misères. Un héron: c'est la grande Zohra à la peau si douce et si parfumée, dont la voix grave fait rêver...
C'est Michel Serres sur France Info qui m'a appris ça. Les logos (les trois bandes, le boomerang, le "C" dans le losange, les 3 diapasons croisés) ne sont que des inventions de putains pour marquer nos mémoires d'une empreinte rapportée au plaisir. Quelle philosophie du commerce! Mais après tout... J'ai toujours dit que si j'avais été une femme, j'aurais été putain. Et j'ai toujours travaillé dans le commerce.

Sunday, June 05, 2005

LA NUIT, C'EST NOIR

Hier soir, pas question de recommencer mes escapades de la veille... Après avoir dormi quatre heures, et travaillé (comme un chien, pour sûr que l'patron, il est content...) toute la journée, j'ai mis la bouteille de rosé de Provence, chaude mais biologique, au congélateur, arrangé des petites bottes d'asperges vertes dans des tranches de lard fumé, et passé le tout au four... Dévoré tout ce qui me passait par la main en attendant la fin de la cuisson, ouvert la bouteille, dégusté mes asperges... Glace au chocolat, rosé frais... Dodo!
Ma chambre à coucher est prévue comme une chambre à rêver. J'ai conçu cet endroit comme un décor de théâtre, l'éclairage n'y est pas brillant, impossible de lire, pas de télévision, aucun rangement pour les vêtements (je passe au dressing-room avant), on marche sur des tissus brillants qui grimpent au mur après avoir recouverts d'improbables commodes dont on ne voit pas les bois. De la fenêtre, ne filtre aucune lumière. Les volets sont clos, et deux lourds rideaux placés l'un au dessus de l'autre occultent l'embrasure. Des vêtements de femme négligemment jetés, une robe en velours noir, des foulards, une guépière, des talons (aiguille) en vernis noir, un coffre à bijoux d'où sortent des colliers et des colifichets. Un grand lit dans la pénombre. Pas de lampe de chevet. Une prostituée? Peut-être! Je me couche et je dors (en moins de cinq secondes).

Saturday, June 04, 2005

LES JEUNES C'EST DUR

Je rentrais à moto de mon bar favori, où le mélange est de mise, ayant roulé des pelles à un petit mec de 19 ans, musique aidant, son sourire ne débandant pas, j'en ai conclu que ça lui plaisait... Le patron - un ami - contraint de nous foutre dehors à 2 heures, Sarko oblige, m'a donc jeté sur les routes. J'ai emprunté les maréchaux plutôt que le périph, et je me suis arrêté à un endroit bien glauque, sous un pont, en attendant godot. Il vint, en Vespa, ne quitta ni son casque, ni sa Vespa, passa deux fois devant moi, puis s'arrêta, coupa le moteur, et me montra là où il avait mal. Je m'occupai de lui comme il le souhaitait, et il repartit, non sans avoir mouillé copieusement mes vêtements, j'étais inondé de son plaisir. Pas rassasié, je suis allé sur les bords de la seine, là où j'habite (enfin, pas très loin), et là, j'ai trouvé un petit beur, 25 ans, qui m'a laissé manger son sucre d'orge, et, après provocation de ma part, s'est décalé en pleine lumière, baissant son pantalon de survet, me demandant de bouffer son cul. Celui-ci étant fort girond, je m'éxécutai avec grâce; il en fut ravi, et ne bougea pied.
Nous poursuivîmes dans l'ombre, et nous devisâmes ensuite.
Belles nuits, douces nuits.

Friday, June 03, 2005

L'ETE, C'EST VIOLENT

Les téléphones me font peur. Récemment, j'ai été victime d'un sondage (au téléphone, parce que je suis encore dans l'annuaire), où on me demandait de classer par ordre des inventions idiotes telles que le message sur votre e-mail qui vous prévient qu'un sms est tombé sur votre mobile; ou bien votre fixe qui sonne pour vous prévenir que vous avez un message sur le mobile, ou vice versa ou les mêmes, avec le message internet en prime... et seriez vous prêt à payer ces services? SERVICES? PAYER? Mais puisque je vous dis que j'ai le téléphone parce que je suis obligé, et que je ne consulte JAMAIS mes messages (et encore moins les SMS) si je n'en attends pas! Et que j'ai pris le répondeur digital de France Télécom parce qu'il était gratuit! Mais je ne le consulte JAMAIS. Oui, je sais, la sonnerie discontinue à la prise de ligne m'informe que j'ai des messages en attente. Mais ça fait cinq ans, alors... Ceux qui veulent me parler se déplacent, ou m'écrivent. Je déteste les machines qui parlent ou qui écoutent. On a l'impression de parler dans le vide, ou d'écouter des femmes en plastique qui ont enregistré des bouts de phrases quelque part à Ouagadougou, parce que ça coûte moins cher. Servez vous en... sans plomb... 95. Aucune intonation, l'impression d'être dans "Brazil"...
Tiens, mon frère qui m'envoie une carte postale de Dordogne! Zut, il pleut! Et les gamins ont signé...

Wednesday, June 01, 2005

CA C'EST FORT

Bon, j'ai un autre blog ailleurs, et il ne me plaît pas, alors je vais peut-être venir ici .